Italie – Venise : Carnaval de Venise 2012 (4)
Abandonnant momentanément la zone des embarcadères, je repars vers 16h à la chasse du côté de la Piazzetta. L’avantage du dimanche, c’est que c’est la veille du lundi, jours travaillés en Italie comme dans de nombreux autres pays européens. De nombreux visiteurs commencent donc à quitter les lieux à cette heure-là, afin de regagner soit la gare ferroviaire Santa Lucia, soit les parkings du Lido. Cela diminue donc un peu la foule, bien que nous continuons à nous marcher sur les pieds les uns les autres.
Italie – Venise : Carnaval de Venise 2012 (3)
C’est dimanche, mais pas n’importe lequel : celui du dernier week-end de carnaval. Pas d’amélioration côté densité de voyageurs dans le train, et de touristes dans le calle. Non, c’est même pire que la veille. On va encore tous se tenir bien chaud entre festivaliers aujourd’hui !
D’ailleurs, histoire d’échapper à la foule pendant une petite demi-heure, je me faufile dans le calle un peu moins connues et les places un peu moins peuplées. Mais là aussi, le folklore est au rendez-vous, qu’il soit vénitien ou non : un groupe écossais en kilts assure d’ailleurs le spectacle.
Je m’arrête également pour visiter un bâtiment devant lequel je suis passée de nombreuses fois sans jamais m’arrêter. Il est temps de réparer ce manquement.
La Scuola Grande di San Giovanni Evangelista
Le terme de scuola est propre à Venise pour désigner une confrérie, une fraternité, une guilde. Celles-ci se développèrent rapidement à partir de la deuxième moitié du XIIIe siècle dans le centre et le nord de l’Italie. Accolée le plus souvent à une église, la scuola était dédiée à un saint patron, et participait aux tâches de l’édifice religieux : service religieux, messes commémoratives, accompagnement des défunts à la sépulture, assistance matérielle et spirituelle aux malades… À partir de 1260, certaines scuole s’apparentèrent au mouvement pénitentiel des flagellés, et se regroupèrent en « Scuole dei Battuti », se différenciant des autres scuole, plus laïques, telles que toutes les guildes artisanes. Ces Scuolle dei Battuti, appelées plus tard Scuole Grandi, se trouvèrent au nombre de six au XVIe siècle.
La Scuola Grande di San Giovanni Evangelista fait partie des plus anciennes : elle fut fondée en 1261 auprès de l’église de Sant’Aponal, puis se transporta dans un ancien auspice tout près de celle-ci en 1301.
L’atrio (entrée) est aujourd’hui occupé par l’accueil, où un étudiant multilingue vend billets et distribue audiophones et livrets explicatifs. La première pièce dans laquelle je pénètre ensuite est la Salle des Colonnes. D’aspect médiéval, elle était destinée à accueillir confrères et pèlerins.
Italie – Venise : Carnaval de Venise 2012 (2)
Au bord de la lagune, c’est la bousculade la plus totale, étant donné que nombre des participants masqués ont décidé de prendre la pose sur fond de gondoles et de San Giorgio Maggiore. La palme revient à cette personne déguisée en costume parme, entourée d’une foule aussi épaisse qu’il est difficile de ne pas prendre des bouts de touristes en photo au passage. Ou alors de se retrouver avec le sommet de sa tête servant de trépied à un photographe amateur indélicat (je dis bien « un », les indélicats sont à 80% des vieux shnocks hommes, dotés d’appareils photo haut de gamme, mais ne sachant pas s’en servir >< !).
Après une bonne vingtaine de minutes consacrées à cet exercice épuisant, interrompu par la personne masquée elle-même qui demande à ses amis de l’extraire de la foule, je pars chasser d’autres spécimens intéressants. Apparemment, le tulle et les voiles en tout genre sont à la mode cette année…
Italie – Venise : Carnaval de Venise 2012 (1)
Les années se suivent et se ressembleraient presque. Séjournant une nouvelle fois à Mestre pour cette édition 2012 du Carnaval de Venise, la première vue que j’ai de cette cité est celle qui s’offre de l’esplanade devant la Gare Santa Lucia, sur la Fondamenta San Simeon Picolo et sa collégiale. À une petite différence près : cette année, j’ai décidé de participer aux derniers jours du Carnaval, qui est la période la plus bondée de celui-ci. De nombreux Italiens habitant les villes de Trieste ou Bologne, voir même les villes plus lointaines de Milan ou Rimini, s’entassent dans les trains pour une à deux heures de voyage, pour finalement se déverser dans les rues étroites de la Sérénissime.
En ce samedi, c’est donc l’embouteillage pour sortir de la gare Santa Lucia, franchir le Ponte degli Scalzi et s’engouffrer dans les ruelles étroites menant au Rio San Giacomo de l’Orio. Il est trois – quatre heures de l’après-midi, et pourtant la masse de touristes ne fait que grossir : Venise risque de ne guère dormir cette nuit, car Italiens comme les touristes étrangers sont venus faire la fête.
Les quelques rayons de soleil baignent les vieilles pierres d’une lumière chaude et apaisante, sans toutefois réchauffer l’atmosphère (il ne fait qu’un petit degré). Mais la marée humaine n’est pas loin: il y aura moyen de se réchauffer… Même le Rio San Giacomo connaît une affluence que je ne lui connaissais pas jusque là (il faut faire montre d’un peu de patience avant de pouvoir prendre une photo sans trop de touristes la parasitant).
Italie – Rome (8) : Santa Maria Maggiore, Torre de Argentina, arrivederci Roma
Aujourd’hui, c’est le « der’ des ders’ » : le dernier jour de mon séjour à Rome. Les dernières heures durant lesquelles je peux espérer visiter quelques-uns des monuments restant, et goûter de l’atmosphère de la capitale italienne. C’est donc après avoir réglé ma note à l’hôtel et réservé mon taxi pour l’aéroport que je m’élance pour cette demi-journée.
Élan qui va un peu se briser dans les minutes qui suivent, à la poste de la Place de la République, où j’espère acheter un timbre pour une carte postale. Quelle naïveté… Force est de constater que la poste italienne est encore un cran au-dessous de la Poste française, car même au bout d’une demi-heure d’attente, aucun guichet ne semble être intéressé de vendre des timbres à la vingtaine de touristes qui n’attendent que cela. Et pas d’automate en vue ! Dépitée, je ressors donc après ce délai d’attente inutile. Il faudra donc trouver un bureau de tabac pourvu en timbres en cours de route.
Basilique Santa Maria Maggiore
À quelque quinze minutes à pied de la Place de la République se dresse la Basilique papale Sainte-Marie Majeure (Santa Maria Maggiore), l’une des quatre basiliques majeures de Rome. Sa construction tient à la légende selon laquelle la Vierge serait apparue en 358 au Pape Saint Libère. Celui-ci ordonna l’érection de la Basilique Sainte-Marie en haut de la colline de l’Esquilino, alors enneigée. Un surnom est resté de cette légende : « Notre Dame des Neiges ».
Il est difficile d’arrêter une époque de construction à cette Basilique, puisqu’elle s’étend du Vème au XVIIème siècle. C’est en quelque sorte un condensé de tous les courants architecturaux ayant fleuri à Rome sur près de douze siècles.
Sainte-Marie Majeure rassemble de nombreuses reliques : la première crèche réalisée en pierre (1288), des fragments de bois du Saint-Berceau (conservés dans un reliquaire doré), et les reliques de Saint-Jérôme (à prendre au conditionnel).
Si le silence est toujours de mise dans ce lieu de recueillement, les gardes se montrent moins « offensifs » que dans la Chapelle Sixtine ou même le Panthéon. Une partie de la Basilique est en effet réservée à la messe, où les touristes ne peuvent absolument pas accéder. Ce qui permet d’éviter les troubles durant les offices religieux et les rappels à l’ordre qui s’en suivent.
La perspective de la nef :
Italie – Rome (7) : Santa Maria sopra Minerva, Piazza Navona, Isola Tiberini
Première constatation… et première déception : l’obélisque de la place de la Minerve est en pleine rénovation. Dommage, j’aurais bien aimé prendre une photo de celui-ci avec son piédestal de marbre en forme d’éléphant, mais il faudra attendre la fin de sa réfection l’année prochaine. Il reste tout de même un gros morceau à se mettre sous la dent : la basilique elle-même.
Santa Maria sopra Minerva
Au début était le temple de la Minerve, dédié à Isis et Sérapis, érigé vers -50 par Pompée, qui laissa ensuite la place à une église construite par les Dominicains au VIIIème siècle. La basilique qui s’élève sur les terres romaines de nos jours est plus « récente », datant « seulement de 1370». Elle a tout de même connu de nombreuses modifications par la suite…
L’intérieur de la basilique:
Italie – Rome (6) : Villa Borghèse, Panthéon et ses alentours
Ce vendredi, avant-dernier jour de mon séjour à Rome, se place encore plus que les autres sous le signe du marathon. Il me reste en effet de nombreux lieux à visiter, ceux-ci s’étalant du nord (Villa et jardins Borghèse) au sud (Île Tibérine) de Rome intra-muros, en passant par le Panthéon et ses environs chargés de musées. Quelque chose me dit que je n’aurai de toute façon pas le temps de tout faire.
Jardins et Villa Borghèse
Le nom de cette villa vient du cardinal Scipione Borghese, qui demanda à l’architecte romain Flaminio Ponzio d’agrémenter sa villa suburbaine de jardins au début du XVIIème siècle. Le lieu de villégiature, abritant la collection d’Art du cardinal, se vit ainsi agrémenter de jardins verdoyants et de très nombreuses fontaines.
D’une surface de 80 hectares, les jardins (remaniés au XIXème siècle dans un style anglais) constituent de nos jours un lieu de promenade pour les Romains, et de visite pour les touristes en recherche de culture et d’espaces verts. De nombreux musées se trouvent sur le parc : la Galerie Borghèse, le Musée national étrusque de la villa Giuilia, la Galerie nationale d’art moderne et contemporain, le Musée civique de Zoologie, le Musée Pietro Canonica, le Musée Carlo Bilotti et la Villa Médicis (que j’ai visitée quelques jours plutôt).
Sans s’attarder dans les musées, il faut tout de même compter deux à trois bonnes heures pour arpenter les jardins sans trop se presser, afin de profiter des fontaines et des nombreux points ombragés. Ce jour-là, nombreux sont les visiteurs à profiter de ce dernier jour de septembre pour feuilleter tranquillement un livre sur un banc, et à goûter aux rayons de soleil.
Quelques-unes des nombreuses fontaines du parc:
Italie – Rome (5) : voyage dans l’Antiquité
De nouveau livrée à moi-même en ce quatrième jour de visite, j’ai décidé de la consacrer toute entière à un petit retour dans l’Antiquité. C’est-à-dire à la visite des sites du Colisée, du Mont Palatin et du Forum romain (et peut-être le Circo Massimo, si j’ai le temps).
Le Colisée
Difficile de manquer cet édifice aux proportions gigantesques : une circonférence de 527 m, pouvant accueillir jusqu’à 55 000 spectateurs. De son vrai nom Amphithéâtre Flavien (amphitheatrum Flavium), il doit sa construction à l’Empereur Vespasien (membre de la dynastie Flavienne). Débuté en 72, il fut achevé en 80 sous le règne de Titus (fils et successeur de Vespasien), qui eut alors la tâche de l’inaugurer. Les festivités d’inauguration durèrent plus de 100 jours, durant lesquels les spectateurs assistèrent à la mort de 2000 combattants, le massacre de 9000 animaux (amenés d’Afrique), et accessoirement, au martyre de nombreux chrétiens. L’arène remplie d’eau fut également le lieu de reconstitution d’une fameuse bataille navale entre les Grecs de Corfou et de Corinthe.
En 107, Trajan fit mieux, puisque les festivités célébrant ses victoires sur les Daces impliquèrent 11 000 animaux et 10 000 gladiateurs, pendant 123 jours.
Son nom de Colisée (Colosseum en latin) proviendrait d’une statue colossale de Néron érigée à proximité.
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Italie – Rome (4) : Forum de Trajan et Catacombes
La journée est prévue sur le même modèle que la veille : un peu comme un marathon, étant donné que j’ai une visite des catacombes prévue dans la journée (exigeant donc une présence à heure fixe au point de rendez-vous, sous peine de rater le départ). Ceci n’empêchant nullement la visite chaudement recommandée par mon guide de voyage…
…moyennant un petit arrêt par la Basilique Sainte Marie des Anges, et un petit moment de mysticisme…
… et une séance shooting Place de la République.
Italie – Rome (3) : Château St-Ange et promenade de nuit
À quelques vingt minutes minutes à pied de la Place Saint-Pierre, se dresse le Château Saint Ange, l’un des sites iconiques de Rome. Bâti à l’origine par l’empereur Hadrien en 135 pour être son mausolée, et faire le pendant au tombeau d’Auguste, il a la forme d’une rotonde massive en travertin recouvert de marbre. D’abord destiné à des fonctions funéraires, il fut intégré à la muraille aurélienne (enceinte fortifiée protégeant la ville de Rome) dès 403.
Le nom de « Saint Ange » provient d’une légende quant à l’épidémie de peste ayant frappé la ville en 590. Le Pape de l’époque, Grégoire Ier, aurait été le témoin de l’apparition de l’Archange Michel, au sommet du château, remettant son épée au fourreau, signifiant ainsi la fin de l’épidémie.
Le château fut ensuite tour à tour prison, poste d’avant-garde protégeant le Vatican (auquel il fut relié par une muraille au IXème siècle, formant la Cité Léonine), palais… et enfin musée au XXème siècle.



























